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  • violetteclaudie

CHIFFRES CLES 2021 DU SECTEUR HORLOGERIE – BIJOUTERIE – JOAILLERIE


La filière horlogerie-bijouteriejoaillerie efface la crise sanitaire et reprend sa marche en avant…

Tant la crise Covid-19 que le conflit en Ukraine sont là pour nous rappeler que rien n’est jamais acquis et que tout peut basculer à tout moment. Pour autant, la performance de la filière française de l’horlogerie-bijouterie-joaillerie en 2021 est remarquable et restera dans les annales.

À 3,9 milliards d’euros, la production française d’horlogerie-bijouteriejoaillerie a crû de 38 % par rapport à 2020 et de 32 % par rapport à 2019. Ce formidable développement se retrouve dans la croissance des effectifs avec désormais 12 700 personnes en production, soit une progression de 10 % par rapport à 2020 (+ 4 % par rapport à 2019).

Cette dynamique est nourrie tant par le marché français, avec une croissance des ventes de 21 % en 2021 par rapport à 2020 et de 2 % par rapport à 2019, que par la traction de certains marchés à l’international, en particulier du marché chinois. En 2021, la France

représente 1/4 des importations chinoises de bijoux précieux et elle en est le premier pays fournisseur : 1,2 milliard d’euros, en croissance de 46 % par rapport à 2020.


L’ENVOL DE LA PRODUCTION DE BIJOUX EN FRANCE

La bijouterie-joaillerie s’envole avec une production de 3,5 milliards d’euros en 2021, en croissance de 36 % par rapport à 2019, et ses effectifs de production se rapprochent du seuil symbolique de 10 000. L’essentiel de l’activité est réalisé par la bijouteriejoaillerie en métal précieux (3,2 milliards d’euros, en progression de 40 % par rapport à 2019), la bijouterie fantaisie réalisant pour sa part 346 millions d’euros de chiffre d’affaires, en progression de 11 % par rapport à 2019. La production française de bijouterie-joaillerie connaît un âge d’or :

elle a tout simplement doublé depuis 2016.

La production française d’horlogerie s’est pour sa part stabilisée, à 341 millions d’euros, en léger retrait par rapport au pic atteint en 2019, pour un effectif de près de 3 000 personnes. La vocation exportatrice est toujours manifeste, avec 80 % de la production exportée.


UNE BALANCE COMMERCIALE TOUJOURS PLUS EXCÉDENTAIRE

La crise sanitaire impacte naturellement la dynamique du commerce extérieur.

Les exportations d’horlogerie-bijouterie se sont ainsi établies à 7,5 milliards d’euros. Avant même la crise sanitaire, les anticipations de problèmes de flux liés au Brexit ont eu un effet de trompe-l’œil pour l’année 2019, en gonflant ponctuellement les chiffres, et distordent les comparaisons. Hors échanges avec le Royaume-Uni, les exportations 2021 sont à quasi-parité avec celles de 2019 (- 1 %). Les importations connaissent une évolution plus contrastée, toujours hors Royaume-Uni : elles sont en repli de 25 % par rapport à 2019. La contribution de la filière à la balance commerciale de la France est toujours plus positive, avec un taux de couverture global de 113 %, qui progresse notamment à nouveau en bijouterie-joaillerie : 147 % pour les bijoux en métaux précieux.


PASSION FRANÇAISE POUR LES BIJOUX ET LES MONTRES

Le marché français a connu une belle croissance, les ventes de montres et de bijoux bénéficiant sans aucun doute d’arbitrages favorables dans le budget de ménages sevrés de vacances lointaines, de restaurants et autres sorties ou postes de dépenses similaires.

Faute du volume habituel de touristes étrangers, ce sont bien les Français qui ont acheté des montres et des bijoux.

La croissance du marché est ainsi de 21 % par rapport à 2020 et de 2 % par rapport à 2019. La performance est d’autant plus remarquable que 2021 a encore connu une période de fermeture administrative, plus ou moins longue selon les emplacements. Elle profite essentiellement au commerce en centre-ville, qu’il s’agisse de la Place Vendôme ou des détaillants spécialisés (+ 10 % par rapport à 2019), à la vente à distance (+ 23 % en 2021) mais aussi, dans un tout autre registre, aux discounters (+ 14 %). Les HBJO en centre commercial (+1 %), les grandes surfaces (+ 3 %) et les spécialistes montres (+ 4 %) sont relativement stables. Les grands magasins, notamment parisiens, souffrent particulièrement de l’effondrement du tourisme international (- 40 % par rapport à 2019).


Sources : les données de production proviennent de l’Observatoire Francéclat, qui est habilité par l’INSEE à mener l’Enquête Mensuelle de Branche, celles du commerce extérieur de notre partenariat avec Trade Data Monitor, et celles du marché français de données internes à Francéclat liées à la collecte de la taxe qui lui est affectée.


L’année 2020 restera, espère-t-on, atypique par les vagues de perturbations générées par le Covid-19 et les phases de fermeture administrative qui ont frappé les entreprises. Les comparaisons de 2021 par rapport à 2020 ont ainsi pour la plupart peu de sens. Sauf précision, les variations sont donc ici calculées par rapport à 2019.


www.franceclat.fr