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  • violetteclaudie

EXPOSITION : DU BOL ! À TRAVERS LES COLLECTIONS ASIATIQUES DU MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS

Le musée des Arts décoratifs présente jusqu’au 17 septembre 2023, l’exposition « Du bol ! À travers les collections du musée des Arts décoratifs », à l’occasion de la 6e édition du Printemps Asiatique. Plus de 150 bols issus des fonds asiatiques du musée, dialoguent avec les accessoires indispensables qui les accompagnent, soit près de 250 œuvres du XIIIe au XXIe siècle. Dans le cadre de ce projet, une « unité de tokonoma », alcôve démontable d’un pavillon de thé de la maison Yamasho (Kyôto) est exceptionnellement exposée.


Le musée des Arts décoratifs de Paris conserve l’une des plus importantes collections d’arts décoratifs au monde, présentant dans un parcours chronologique, les collections du Moyen Âge jusqu’au périodes contemporaines. Les collections asiatiques y occupent une place particulière : du développement des échanges commerciaux le long des routes dites de la soie du XIIIe au XVIIIe siècle, à la Chinoiserie au XVIIIe siècle, puis au Japonisme survenu à la suite de l’ouverture du Japon dans la seconde moitié du XIXe siècle, les objets asiatiques symbolisent le luxe, fascinent par leur exotisme, offrent modèles et matières à création. Au XIXe siècle, les musées d’arts appliqués, au premier rang desquels le musée des Arts décoratifs, enrichissent leurs fonds de ces objets extra-européens pour constituer des répertoires de formes, de motifs et de savoir-faire qui renouvellent les sources d’inspiration des artistes, créateurs et industriels.

Assiette hexagonale, Chine, dynastie Qing (1644-1912), période Yongzheng (1723-1735)

Fours de Jingdezhen (province du Jiangxi). Porcelaine à décor d’émaux peints sur couverte

© Les Arts Décoratifs / Photo : Christophe Dellière



Forme archétypale de la table en Asie, le bol est dédié à plusieurs usages, mais aussi intimement lié à une pratique particulière. Il ne se limite pas à l’usage du thé, il permet de présenter et de consommer les aliments ou les boissons alcoolisées, il peut également contenir les offrandes sur les autels ou les aumônes. De petit format ou muni d’un pied plus haut, le bol devient coupe, muni d’une anse, il devient tasse lorsqu’il est exporté vers l’Europe. La richesse des collections anciennes et contemporaines du musée offre une large déclinaison de formes, de formats et de décors réalisés dans différentes matières telles que le grès, la porcelaine, l’agate, le métal, le bois laqué, les émaux cloisonnés ou peints, le verre.

Ho Lee Chun, Bol, Taïwan, 2018

Grès, couverte de type Jian

© Les Arts Décoratifs / Photo : Christophe Dellière



Les bols anciens et les signatures contemporaines telles que la maison Shang Xia, la maison Kaikado, le coréen Min-Soo Lee, Jean Girel, et bien d’autres sont complétées par les indispensables accessoires qui accompagnent leur utilisation : théières, verseuses, pots à poudre ou à feuilles de thé, pots à eau, mais aussi plats à condiments et mets, ou bouilloire.



VOYAGE DANS LES COLLECTIONS DU MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS

250 objets de l’exposition d’origine chinoise, japonaise et coréenne s’intègrent aux collections permanentes du musée des Arts décoratifs ; allant des galeries du Moyen Âge aux départements modernes et contemporains. Le parcours s’ouvre sur la Chine du XIIIe siècle, à cette époque la pratique du thé entraîne une diversification de la production de bols en céramique. Dès la dynastie Yuan, puis Ming, sont réalisés des bols en émaux cloisonnés, véritables objets de luxe pour présenter aux dieux, les offrandes sur les autels.

Bol, Corée, dynastie Joseon (1392-1910), XVIe – XVIIe siècles

Grès, couverte ; restauration à la laque d’or (kintsugi)

© Les Arts Décoratis / Photo : Christophe Dellière


Ce parcours évoque également l’art du thé au Japon avec une sélection d’œuvres parmi les plus exceptionnelles des fonds japonais qui illustrent la sobriété des objets incontournables de la cérémonie du thé et le wabicha à la fin du XVIe siècle. La présentation est complétée par des bols coréens utilisés au Japon.

L’exposition aborde également la production chinoise et japonaise de bols couverts ou non et verseuses alors destinés à l’exportation vers l’Europe, mais aussi vers le royaume du Siam, au Moyen-Orient. Ces objets destinés à l’exportation sont présentés face à des bols commandés par la cour impériale, eux-mêmes mis en regard des productions européennes qui s’en sont inspirés notamment dans les secondes moitiés des XVIIe et XVIIIe siècles.

Coupe (d’une paire), Chine, dynastie Qing (1644-1912), période Qianlong (1736-1796)

Émaux cloisonnés sur cuivre, dorure. Dépôt de la Fondation des artistes, 1923

© Les Arts Décoratifs / Photo : Christophe Dellière


La fin du parcours permet de revenir sur les diverses productions japonaises, notamment une sélection de bols, de pots à poudre de thé en grés et d’en montrer la grande diversité de formes, de couleurs, voire de décor. Quelques objets sont présentés face aux œuvres des céramistes français et illustrent l’influence de ces grés destinés aux thés sur le japonisme.

Des estampes et photographies permettent de visualiser les nombreux contextes d’utilisation du bol au Japon. La présentation s’achève dans la salle dédiée au design international ou bols et coupes permettent d’appréhender comment les techniques ancestrales chinoises inspirent encore la céramique contemporaine. Les créations contemporaines japonaises, coréenne et chinoise explore les relations entre passé et présent illustrant un renouvellement des formes.

Bol, Japon, période Momoyama (1573-1603)

Période Edo (1603-1868), fin du XVIe – début du XVIIe siècle. Fours de Mino, grès avec couverte, décor peint de type e-Shino ; restauration à la laque d’or (kintsugi)

© Les Arts Décoratis / Photo : Jean Tholance




PRATIQUE

Musée des Arts décoratifs

107, rue de Rivoli

75001 Paris

Tél. : +33 (0)1 44 55 57 50

Métro : Palais-Royal, Pyramides ou Tuileries

Bus : 21, 27, 39, 68, 69, 72, 95


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