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PALMARÈS 2020 – GPHG : PIAGET REMPORTE L'AIGUILLE D'OR


Chabi Nouri (CEO de Piaget), Georges Kern (CEO de Breitling), Kari Voutilainen (Propriétaire et horloger), Karl-Friedrich Scheufele (Président de Chronométrie Ferdinand Berthoud), Jean-Christophe Babin (CEO de Bulgari), Roland Enderli (Directeur commercial des Montres Tudor), Louis Ferla (CEO de Vacheron Constantin), Pascal Raffy (Président de Bovet 1822), Patrick A. Ulm (CEO de Charles Girardier), Eric de Rocquigny (Directeur des Opérations et des Métiers de Van Cleef & Arpels), Stephen Forsey (Co-fondateur de Greubel Forsey), David Bernard (Responsable de l'atelier Hand Made de Greubel Forsey), Edouard Meylan (CEO de H. Moser & Cie), Gaël Petermann et Florian Bédat (Co-fondateurs de Petermann Bédat), Davide Traxler (CEO de Parmigiani Fleurier)


Le palmarès 2020 du Grand Prix d’Horlogerie de Genève (GPHG) a été dévoilé ce jeudi 12 novembre à l’occasion de la 20e cérémonie de remise des prix du GPHG, show digital, mené avec poésie et maestria par le comédien Edouard Baer.

L'excellence et la vitalité horlogère ont été saluées par le Jury et la nouvelle Académie du GPHG, qui ont décerné 19 prix et attribué l'Aiguille d'Or à Piaget pour la montre Altiplano Ultimate Concept.

Les marques Bovet 1822, Bulgari, Breitling, Charles Girardier, Chronométrie Ferdinand Berthoud, H. Moser & Cie, Greubel Forsey, Parmigiani Fleurier, Petermann Bédat, Tudor, Van Cleef & Arpels, Vacheron Constantin et Voutilainen ont également été récompensées pour leur savoir-faire et créativité par l’un des prestigieux prix.

Le Prix Spécial du Jury, qui récompense un acteur influent de l’univers horloger, a été attribué à Antoine Simonin, expert et enseignant en horlogerie, éditeur, ainsi qu’ancien directeur de la Fondation WOSTEP.


PALMARÈS 2020

● Grand Prix de l’Aiguille d’Or : Piaget, Altiplano Ultimate Concept


L’Altiplano Ultimate Concept a été développée entièrement en interne par le département Recherche et Innovation de Piaget. Ce fut le fruit de quatre années de travail, uniquement pour le prototype, et au cours desquelles bon nombre des codes horlogers furent repensées et réinventés. Mesurant à peine 2 mm, avec le boîtier et le verre saphir, il s’agit là de la même épaisseur que l’iconique mouvement 9P, dévoilé par Piaget en 1957 à Baselworld et qui révolutionna le monde de l’horlogerie. Le développement de l’Altiplano Ultimate Concept a servi à de nombreuses innovations, dont la fusion du boîtier et mouvement, une nouvelle intégration de couronne, un verre saphir extra-plat ainsi que de nouvelles constructions pour le barillet et la régulation d’énergie.

Avec l’Altiplano Ultimate Concept, le projet était d’à nouveau révolutionner l’extra-plat et de créer une montre non pas composée de plusieurs niveaux, mais résultant d’une véritable fusion de la boîte et du mouvement, grâce à des composants extrêmement fins. Dans ce but, Piaget s’est lancé dans une quête de miniaturisation qui a mené à 5 brevets et dont le résultat est cette incroyable montre mécanique de 2 mm d’épaisseur, avec des roues mesurant jusqu’à 0,12 mm et un verre saphir ne dépassant pas les 0,2 mm.

Ainsi, l’Altiplano Ultimate Concept perpétue la grande tradition de la maison Piaget dans l’art de l’horlogerie extra-plate.


● Prix de la Montre Dame : Bovet 1822, Miss Audrey

L’année 2020 fait la part belle aux cadrans verts dans l’ensemble des collections. Parmi les nombreux modèles à se parer de cette couleur, les emblématiques Miss Audrey et Monsieur Bovet.

Nouvelle édition du garde-temps Miss Audrey, il est doté, désormais, d’un cadran guilloché vert dont le motif étoilé reflète les somptueuses nuances. Ce garde-temps occupe, également, le boîtier convertible Amadéo®, ici en acier et d’un diamètre de 36 mm. La lunette et l’emblématique bélière sont serties de diamants blancs qui magnifient le chatoyant cadran. La convertibilité du boîtier permet de porter le garde-temps au poignet, de le transformer en montre de table ou encore d’en faire un majestueux pendentif sans nécessiter l’usage du moindre outil. Pour s’accorder au cadran en parfaite harmonie, M. Raffy, propriétaire de BOVET 1822, a imaginé un inédit sautoir en perles de jade dont la chute sublime le raffinement du garde-temps. Animé par un mouvement automatique affichant la date à 6H, Miss Audrey est un garde-temps qui offre un confort d’utilisation rare pour un tel joyau.

Les artisans de BOVET 1822 ont une nouvelle fois su conjuguer leurs talents pour donner naissance à ces deux références. Ce sont les cadraniers qui y apportent la touche finale, celle où se pose tous les regards. Plusieurs mois de développement et de mise au point auront été nécessaire à leur aboutissement. Pour atteindre l’excellence, le procédé qu’ils mettent en œuvre est le plus exigeant. Chaque cadran est ainsi guilloché puis laqué sur une plaque de métal dont le diamètre excède celui du cadran terminé. Ce n’est qu’une fois que les différentes couches de laques auront été appliquées qu’ils procéderont aux opérations de perçage et d’usinage. Des interventions qui relèvent, de par cet ordre, d’une délicatesse extrême mais qui garantissent l’excellence légendaires des cadrans et des garde-temps que manufacture la maison BOVET 1822, depuis près de deux siècles.


● Prix de la Complication pour Dame : Charles Girardier, Tourbillon Signature Mystérieuse

« fleur de sel »

La signature mystérieuse premier chapitre de la maison Charles Girardier au 21ème siècle. Nous avons voulu renouer avec l’héritage de Charles Girardier « dit l’Aîné », dont la maison éponyme avait disparu à sa mort en 1839 en transposant sa signature visuelle au 21ème siècle. Le tourbillon Signature MystérieuseÒ (marque déposée) décliné au féminin et au masculin incarne le premier chapitre d’une maison d’horlogerie genevoise qui s’était endormie au 19ème siècle.

« Notre volonté est de créer des garde-temps avec des complications ludiques et dans l’esprit du fondateur.

Nous avons voulu reprendre les éléments caractéristiques de ses montres de poche qui étaient très souvent habillées par des cadrans en émail grand feu. Parmi ses montres à complications certaines étaient des Jacquemarts, une forme d’automates dont nous nous sommes inspirés pour créer la signature mystérieuseÒ. »

Le cadran en émail grand feu paillonné met en scène une double complication avec :

- à 6h un tourbillon volant rehaussé et dont la cage de tourbillon a été sertie. Le tourbillon effectue une révolution par minute.

- à 12h la signature mystérieuse – un automate qui met en scène le logo de Charles Girardier avec un C et un G entrelacés et disposés sur deux éléments pivotant sur un axe. L’énergie nécessaire à ce ballet est fournie par une masse oscillante dédiée à cette complication cachée sous le cadran. A chaque mouvement de poignet l’énergie cinétique fait bouger les deux mobiles qui effectuent des rotations en sens opposés pour finalement se remettre dans la position initiale lorsque le poignet est incliné pour la lecture de l’heure. Cet automate est une interprétation ludique et poétique pouvant être personnalisée au goût du client par la mise en couleur et aux initiales du client s’il le souhaite.

« Notre collaboration avec la manufacture Timeless nous a permis de créer une complication unique sur la base d’un mouvement tourbillon volant à remontage automatique par une masse périphérique. Le remontage automatique apporte le confort souhaité au porteur sans l’épaissir et en gardant une vue ouverte sur le mouvement grâce à cette masse bidirectionnelle évoluant à la périphérie du mouvement. La particularité du système de remontage développé par Timeless est un roulement à billes unique qui en fait une première dans ce type de mécanisme.

La décoration du mouvement est épurée avec des ponts mis en valeur par un grainé traditionnel fait à la main par l’application à la brosse de poudre d’argent. Les angles rentrants faits à la main sur le pont de barillet et le pont du tourbillon respectent tous les codes de la haute horlogerie genevoise.

La maîtrise des métiers d’art par l’atelier interne de cadrans nous permet de perpétuer une tradition pluriséculaire que seules quelques maisons horlogères maîtrisent aujourd’hui : le paillonnage. Cette technique consiste en premier à graver une plaque en or avec le même motif que celui de la cage de la Signature Mystérieuse. Ce motif nous a été inspiré par le coq d’une montre de poche de Charles Girardier datant du 18ème siècle.

Puis les émailleuses viennent appliquer au pinceau la poudre d’émail colorée et translucide pour laisser apparaître le motif de guillochage. La poudre d’émail est ensuite cuite dans un four chauffé à 800 degrés (technique dite du « grand feu ») et qui permet la vitrification de l’émail. L’artisan vient ensuite délicatement déposer chaque paillon en argent (nous utilisons de l’or pour d’autres couleurs d’émail). Finalement l’émailleuse va recouvrir le tout par une nouvelle couche d’émail translucide, mais incolore cette fois que l’on appelle le « fondant » et qui donnera à l’émail toute sa profondeur. A nouveau le cadran est recuit dans le four pour transformer la poudre d’émail dans une forme solide.

L’ensemble de ces opérations sont faites à l’interne et notamment le poinçonnage des paillons dans une feuille d’or ou d’argent extrêmement fine de l’épaisseur d’une feuille de papier.


● Prix de la Montre Homme : Voutilainen, 28SC

La montre bracelet Voutilainen 28SC incarne à la perfection la philosophie de Kari Voutilainen. Le mécanisme élégant et solide prend place dans un boîtier stylé et robuste avec les cornes redessinées de forme concave. La lunette dispose également d’une forme concave. La couronne épouse la forme de la boîte et possède un plus grand diamètre tout en étant plus plate, offrant ainsi un remontage agréable avec une mise à l’heure facilitée.

Le mouvement Vingt-8 a été entièrement conçu, construit, produit, fini et assemblé dans les ateliers de Voutilainen. Le design et la philosophie du mouvement allient le respect de la longévité et de la précision à la tradition horlogère classique.

Le mouvement manufacturé dispose d’un organe réglant qui permet un réglage parfait de la montre dans le cadre de critères de tolérance stricts.

Pour équiper ce garde-temps d’exception, un système d’organe réglant et très rare a été utilisé. L’extérieur recourt à un spiral utilisant la courbe Philips typique tandis que la partie interne utilise la courbe peu connue de Grossmann.

Le mouvement tire sa particularité de cet échappement ; c’est la première fois qu’une montre présente deux roues d’échappement dans une telle configuration. Les roues d’échappement donnent une impulsion directe au balancier par le plateau d’impulsion rubis. Cet échappement est extrêmement efficace et nécessite moins d’énergie que les échappements à ancre traditionnels, ce qui offre un gain en termes de longévité et de stabilité dans l’utilisation quotidienne.

Sublimement élégant, le pont de balancier offre une vue imprenable sur l’échappement et le balancier. Il permet également à l’enthousiaste d’admirer les mouvements synchronisés des roues d’échappement.

Pour la toute première fois, le mouvement Vingt-8 offre une seconde centrale.

La finition de la montre atteint les plus hauts standards.

Les surfaces de pignons et des roues sont totalement plates et parfaitement polies à des tolérances exceptionnellement strictes. Tout le travail de finition de la platine principale et des ponts est effectué à la main afin d’atteindre le meilleur fini de surface possible.

Les vis et toutes les surfaces en acier sont finies et polies à la main.

L’élégant cadran est fabriqué maison. Le cadran bicolore en argent est guilloché à la main. De ce fait, les motifs de guillochage ainsi que les couleurs sont personnalisables. Les appliques des heures sont en or et leur finition est également personnalisable.

Les aiguilles en or et en acier sont terminées et polies à la main. L’aiguille de seconde est originale de par sa forme longue, très fine et légèrement bombée.

● Prix de la Complication pour Homme : Greubel Forsey, Hand Made 1

Hand Made 1 : Le summum de la bienfacture « fait main ». Greubel Forsey dévoile aujourd’hui le premier résultat concret de cette démarche sans précédent : la Hand Made 1 – un Garde-temps heures/minutes/secondes/tourbillon, dont la conception a emprunté des chemins inédits. Un Garde-temps entièrement réalisé à la main, du mouvement au boîtier et jusqu’au bracelet de cuir, en passant par le cadran et les aiguilles – à la seule exception de la glace saphir, des joints d’étanchéité, des rubis, du ressort de barillet et des barrettes du bracelet. L’obtention de ce 95 % de « fait main » avec un tel niveau d’excellence a impliqué le chiffre astronomique de 6 000 heures de travail pour une seule montre, soit 3 années de travail/homme, sans prendre en compte le temps de développement. Pour obtenir les 308 composants de la Hand Made 1 dans une qualité conforme aux normes Greubel Forsey, il a fallu fabriquer plus de 800 composants. La fabrication de la cage du tourbillon complète a exigé près de 35 fois plus de temps que pour une cage de tourbillon usuelle de fabrication haut de gamme. Enfin, le temps de fabrication d'une seule roue de la Hand Made 1 est 600 fois plus long que celui d'une roue haut de gamme industrielle.

Le souci de qualité Greubel Forsey s’est étendu bien sûr aux performances du Garde-temps. La Hand Made 1 affiche ainsi – prouesse inédite pour une montre « fait main » – une précision de marche certifié Greubel Forsey - .


Dans cette grande aventure du « fait main » selon Greubel Forsey, chaque composant pourrait raconter toute une histoire. Chaque pièce possède son propre développement, son propre cheminement qui la rend unique, avec ses longues heures de façonnage à partir de la matière brute, sous la conduite de l’œil et de la main. Cette perfection technique et esthétique s’impose aux regards lorsqu’on contemple le Garde-temps Hand Made 1. Mais à son habitude, Greubel Forsey a également cultivé la beauté de l’invisible pour toutes les pièces cachées au sein du boîtier.

L’exploit commence au niveau de l’organe réglant, entièrement fabriqué à la main au sein des ateliers Greubel Forsey, y compris le spiral. L’alliage de ce dernier a été élaboré à l’interne. Il a fallu ensuite réaliser toute une coulée pour quelques spiraux – alors que dans la production industrielle courante, cette opération permet d’obtenir généralement plusieurs centaines d’exemplaires à la fois. Le spiral est ensuite façonné dans un laminoir non CNC – une machine quasiment en voie de disparition. Le balancier est également intégralement fait à la main, avec un niveau de terminaisons hors norme. La roue d’échappement, avec ses 20 dents façonnées au tour possédant chacune quatre faces reprises en meulage, a elle aussi constitué une pièce de résistance. Quant à l’ancre, sa fabrication et ses finitions exigent à elles seules un mois et demi de travail.

La création de la cage de tourbillon, avec ses 69 composants pour un poids de 0,521 g, a représenté un autre défi de taille, tant il est impossible d’obtenir la même géométrie sur une pointeuse que sur une machine CNC – avec pour conséquence un accroissement du nombre de pièces constituant ce mécanisme aérien.

Tous les composants du mouvement arborent des finitions fidèles à la grande tradition horlogère, avec notamment des ponts aux flancs intérieurs et extérieurs polis, une platine « gratté main » et des roues anglées dessus et dessous (40 angles rentrants pour une roue à cinq bras).

Le cadran partiellement ouvert se distingue par son décor émaillé à la main, marié à des aiguilles de forme exclusive bleuies à la flamme.

La réalisation de la moindre vis équipant la Hand Made 1 demande jusqu’à douze opérations, alors que sur une décolleteuse, une dizaine d’opérations permet d’obtenir près de 500 vis.

Quant au boîtier en or gris 18 carats, il est bien évidemment « fait main », grâce à un tour à pantographe muni de burins, puis patiemment satiné sur les côtés et poli sur le dessus.

Destinée à être produite à seulement 2 ou 3 exemplaires par année, la Hand Made 1 de Greubel Forsey s’impose comme un nouveau jalon horloger unissant le passé et l’avenir. Une nouvelle avancée vers la bienfacture ultime – concrétisée à 6h sur le cadran par l’inscription HAND MADE remplaçant l’habituel SWISS MADE.


● Prix de la Montre Iconique : Bulgari, Aluminium Chronographe

La nouvelle Bvlgari Aluminium réactive le feu qu’elle avait allumé en 1998 lors de son lancement. Plus de 20 ans elle est restée vivace dans la mémoire horlogère. Flashback : en 1998, Bvlgari – maison joaillière au sommet de la pyramide des marques de luxe majeures – présente une collection composée de matériaux totalement inattendus. Aluminium et caoutchouc composent la montre plus innovante et moderniste de la décennie qui va se clore, dans une combinaison graphique de noir et de blanc.

En utilisant des matériaux non-conventionnels, Bvlgari était un pionnier dans la redéfinition de l’idée du luxe, en le projetant dans le futur avec élégance et audace. La nouvelle « Bvlgari Aluminium Chronographe » est smart et cool, immédiatement reconnaissable par son ADN Bvlgari tout en traduisant une expression de sophistication sportive et moderne : plus de 20 ans après, elle reste une provocatrice naturelle qui échappe aux codes horlogers habituels.

Façonnée en aluminium et en caoutchouc, elle redéfinit ce qu’un objet de luxe et une montre sportive peuvent être.


● Prix de la Chronométrie : Chronométrie Ferdinand Berthoud, FB 2RE.2

Le nouveau Chronomètre FB 2RE : une prouesse mécanique inédite.

En 1770, Ferdinand Berthoud accède au titre de « Maître Horloger-Mécanicien du Roi et de la Marine ». La Chronométrie Ferdinand Berthoud célèbre ce 250e anniversaire et dévoile une nouvelle collection s’inspirant de l’Horloge Marine N°6 : Le Chronomètre FB 2RE.

Ce nouveau garde-temps réinterprète l’architecture et le design de cette Horloge Marine. Muni d’une grande fenêtre panoramique dans sa ligne de carrure, le boîtier en or 18 carats de forme ronde dévoile un cadran en émail grand feu, de construction complexe à deux niveaux.

Sous cet affichage traditionnel et épuré, une mécanique d’exception : Le nouveau Chronomètre FB 2RE associe l’emblématique transmission à fusée-chaîne à un remontoir d’égalité une seconde. Cap sur un nouveau monde de précision mécanique, dans la continuité de l’œuvre de Ferdinand Berthoud.

Tel que Ferdinand Berthoud les décrit dans le Traité des horloges marines, publié à Paris en 1773, les mécanismes des Horloges Marines sont protégés par un tambour en cuivre de forme cylindrique, lui-même maintenu en position horizontale par un système de suspension à cardan de son invention.

Le boîtier du Chronomètre FB 2RE reprend la forme de ces Horloges Marines et cette construction en modules. Le mouvement est installé dans un conteneur cylindrique étanche à 30 mètres en or 18 carats. Des cornes réalisées d’une seule pièce, courtes et plongeantes, sont solidement fixées au boîtier par des boulons stylisés et permettent au Chronomètre FB 2RE d’épouser la forme du poignet.

Une grande fenêtre panoramique est aménagée à 10 heures dans la ligne de carrure dans un cadre vissé et livre au regard l’architecture en piliers du mouvement, ainsi que le barillet et sa chaîne.

Afin de faciliter la lecture des heures et des minutes lors des voyages en mer, Ferdinand Berthoud avait imaginé un cadran à deux niveaux et pourvu de deux types de graduations pour son Horloge Marine N°6 : au centre, les indications des heures en chiffres romains se distinguent de la minuterie, en chiffres arabes, sur le pourtour.

La construction du cadran du Chronomètre FB 2RE suit ce même principe en y ajoutant une complexité supplémentaire : la volonté de le réaliser en émail grand feu. Ce cadran est donc composé de deux éléments : l'un est bombé et situé en périphérie, destiné à recevoir les échelles de lecture ; le second, au centre, plus bas, est un médaillon plat. Leur base est en acier amagnétique, un choix nécessitant un parfait respect des températures et un temps de cuisson précis afin d’éviter toute déformation mais permettant d’éviter la surépaisseur liée au traditionnel contre-émail.

Le calibre FB-RE.FC est construit selon une architecture unique dans l'horlogerie contemporaine et propre à la Chronométrie Ferdinand Berthoud. Ce mouvement à remontage manuel présente 26 ponts maintenus par 10 piliers en acier enserrant les organes mécaniques. Cette construction est caractéristique des chronomètres de marine de Ferdinand Berthoud réalisés au 18e siècle.

Le calibre FB-RE.FC est l'un des rares à présenter une transmission par chaîne-fusée, permettant d’obtenir une force constante à l'échappement. Elle agit comme une boîte de démultiplication automatique. En effet, selon le niveau de remontage, le couple délivré par le barillet varie. Lorsque le mouvement est entièrement remonté, la chaîne se trouve totalement enroulée sur le petit diamètre de la fusée. Le ressort de barillet dispose alors de sa puissance maximum. Cette force diminue à mesure que le temps passe, la chaîne s’enroulant sur le tambour et passant du petit au grand diamètre de la fusée.

La variation du diamètre de la fusée compense alors la diminution du couple au ressort de barillet. Le rouage reçoit ainsi une énergie constante, un pré-filtrage de l'énergie arrivant au remontoir.

Fait exceptionnel, le calibre FB-RE.FC, en sus du mécanisme à force constante, est doté d'un remontoir d'égalité une seconde, visible au dos du mouvement. Il s’agit de l’un des systèmes les plus complexes de régulation du couple dans l’histoire de la mesure du temps.

Loin de faire double emploi avec la fusée, ce dispositif complète son action car il agit sur un autre point. La fusée lisse le couple arrivant dans le rouage mais des irrégularités naissent lors des prises de dents. Ces variations du couple, d'une ampleur bien moindre que celles générées par le déroulement du ressort moteur, ont cependant leur importance compte tenu des exigences de précision de la Chronométrie Ferdinand Berthoud.

Le remontoir du Chronomètre FB 2RE est d'un type particulier car il est implanté de manière concentrique à la roue d'ancre et est ainsi directement connecté à l'échappement. Ce dispositif vise à stocker une petite quantité d'énergie dans un ressort spiral secondaire. Ce dernier est moteur et non pas réglant. Il délivre sa force au balancier par le biais de l'échappement, à des intervalles tellement courts que la variation de la force dans le spiral n'entre pas en ligne de compte. En l'occurrence, la Chronométrie Ferdinand Berthoud a retenu une durée de décharge d'une seconde.

La transmission de la force du barillet au ressort de remontoir se fait par l'entremise d'une came en rubis de forme triangulaire. Lorsque la roue d'ancre a avancé de 2,5 dents, la came en rubis libère l'ancre d'arrêt, celle du remontoir, et laisse entrer la force motrice dans le système de remontoir. Il est alors chargé pour la prochaine seconde.

Le pignon d’échappement est solidaire de la roue d’arrêt, il bat la seconde. L’ensemble est relié à l’aiguille de seconde au centre et permet au Chronomètre FB 2RE d'afficher une seconde vraie, ou seconde morte, comme les chronomètres de marine ou les régulateurs de parquet.


Le remontoir d’égalité est traditionnellement très gourmand en énergie, notamment du fait des frictions que son fonctionnement engendre. La Chronométrie Ferdinand Berthoud a réduit ses frottements en implantant le remontoir à l'endroit où le couple est le plus faible. La roue d'ancre est celle qui reçoit le moins de force de tout le rouage et est donc la meilleure candidate au poste. De plus, l’utilisation de la came en rubis et d'une trotteuse d'une légèreté extrême (0,01 gramme), grâce à l'emploi de titane et d'une forme extrêmement effilée, réduit le poids entraîné par le remontoir.

L'ensemble de ces décisions permet au calibre FB-RE.FC de présenter une réserve de marche de 50 heures. Celle-ci est indiquée au dos du mouvement, par le biais d'une aiguille flèche bleuie placée sur un secteur gravé sur la platine. Le barillet emmagasine de l’énergie pour plusieurs heures supplémentaires mais le système d'arrêtage le bloque en dehors de la plage de chronométrie garantie.

Historiquement, les garde-temps de grande précision se sont appuyés sur un travail d'optimisation de l’organe réglant et Ferdinand Berthoud a également apporté des modifications intéressantes à ses chronomètres, tout au long de sa carrière. La Chronométrie Ferdinand Berthoud s'inscrit dans cette lignée en inventant un nouveau balancier à inertie variable, à deux bras, de forme aérodynamique, doté de quatre vis d’équilibrage. Son grand diamètre garantit son inertie et sa stabilité, sa fréquence basse de 18 000 alternances par heure préservant la réserve de marche. Elle permet également une oscillation lente, agréable à l'œil, et proche de celle des garde-temps historiques.

Afin de garantir une précision optimale, le Chronomètre FB 2RE est équipé d'un dispositif stop-seconde, qui arrête le balancier lorsque la couronne est tirée. Le porteur peut alors synchroniser sa montre avec celle d’un garde-temps référence, à la seconde près, comme l’on synchronisait les montres d’observation avec les chronomètres de marine sur un navire d’exploration

Les ponts en maillechort révèlent une finition de type frosting, un grenage à la brosse, manuel, d'une finesse extrême, exécuté avant les étapes finales de perçage et de fraisage.

Le pont de balancier an acier en forme de flèche est poli miroir, tout comme la partie supérieure du pont d’échappement en escalier. Le barillet et la fusée sont satinés, de même que la totalité des composants de la chaîne, au nombre de 790. Enfin, l'intégralité des composants du mouvement ont été chanfreinés et anglés à la main, à l’aide d’outils traditionnels, par les artisans de la Chronométrie Ferdinand Berthoud.


● Prix de la Montre Calendrier et Astronomie : Vacheron Constantin, Overseas Quantième Perpétuel Ultra-Plat Squelette

La collection Overseas ajoute un nouveau territoire d’exploration à son assortiment. Au prestige d’un boîtier et d’un bracelet en métal précieux s’ajoute l’extrême sophistication d’un mouvement squelette, qui plus est ultra-plat et à quantième perpétuel, donnant à la pièce une allure à la fois contemporaine et très horlogère.

Dans cette nouvelle déclinaison habillée d’or, Vacheron Constantin met en lumière l’expression des valeurs de la Haute Horlogerie. Tout en conservant le dynamisme de ses lignes, l’esthétique de la pièce est transfigurée par un cadran saphir qui invite au voyage au cœur du mouvement à quantième perpétuel squelette, d’une finesse extrême de 4.05 mm.

Très apprécié des collectionneurs pour sa fiabilité, son extrême précision et ses performances, le calibre automatique 1120 QPSQ rejoint aujourd’hui la collection Overseas dans de nouveaux atours. Entièrement squeletté, une prouesse en soi, il laisse voir ses arcanes mécaniques sous une glace saphir. Le fond transparent livre aussi son spectacle horloger sur les rouages et sur la masse oscillante traitée en NAC avec son segment en or 22K, elle aussi ajourée, pour la première fois au sein de la collection, afin de souligner son dessin stylisé en forme de croix de Malte.

Le squelettage est considéré par les connaisseurs comme une complication horlogère en soi. A l’école d’horlogerie, c’est d’ailleurs une spécialité. L’ouvrage qui consiste à ajourer un mouvement mécanique en évidant ses composants sans compromettre leur fiabilité s’avère d’une grande complexité. Une quête de transparence doublée d’un exercice de haute voltige que ne maîtrisent que quelques artisans horlogers. Vacheron Constantin est aujourd’hui une des rares manufactures capables de squeletter des calibres aussi complexes que des quantièmes perpétuels et des mouvements ultra-plats. Toutes les pièces du calibre 1120 QPSQ ont été évidées, finies et décorées pour exalter la beauté fonctionnelle du mécanisme.

Pour s’accorder pleinement avec le style Overseas, le mouvement a bénéficié d’un travail de finition particulier, entièrement effectué à la main. De multiples savoir-faire sont ainsi entrés en jeu pour atteindre la perfection esthétique recherchée. Etirage des surfaces pour leur offrir un aspect satiné ; anglage des lignes droites et des courbes pour créer des jeux de lumière ; brossage circulaire, soleillage, perlage et polissage pour varier les effets de relief : si l’utilisation de toutes ces techniques artisanales ancestrales a permis de souligner la beauté des composants, une tonalité gris anthracite obtenue grâce à un traitement électrolytique NAC offre au mécanisme un visage très moderne. Sur le cadran sont appliqués index en or rose 18K 5N, croix de Malte et bagues de compteurs portant les indications jour, date, mois. Cette conception permet d’assurer à la montre une parfaite lisibilité tout en laissant le regard plonger librement au cœur des rouages et d’en admirer les finitions effectuées à la main.

Si les montres à quantièmes simples, indiquant le jour, la date et le mois, imposent de constants réglages en fonction des mois de 28, 29 et 30 jours la montre Overseas Quantième perpétuel ultra-plat squelette ne nécessitera pas la moindre intervention jusqu’au 1er mars 2100. Parvenir à une telle performance grâce à un mouvement aussi fin, mais réunissant 276 composants, a exigé de véritables prouesses en matière de conception et de miniaturisation.

Comme toutes les pièces de la collection Overseas, cette montre d’exception joue la carte de la modularité grâce à un système d’interchangeabilité du bracelet aussi simple que pratique. Portée sur le bracelet en or dont les maillons satinés évoquant la forme de la croix de Malte viennent souligner l’élégance de la pièce, elle est également livrée avec deux bracelets additionnels en cuir d’alligator bleu et caoutchouc bleu.

Déclinée en version tout or 18 carats 5N, la nouvelle montre Overseas Quantième perpétuel squelette marie le raffinement du métal précieux avec la noblesse de son mouvement à complication ultra-plat squeletté. Le boîtier d’un diamètre de 41,5 mm accueille le prestigieux calibre 1120 QPSQ qui allie une esthétique hors du commun et les valeurs de la haute horlogerie. Très apprécié des collectionneurs pour ses qualités techniques et ses performances (aucun ajustement ne sera nécessaire avant le 1er mars 2100, ni pour les indications du jour, de la date et du mois, ni pour les phases de lune), ce mécanisme ultra-plat entièrement squeletté, de couleur gris anthracite sous l’effet d’un traitement NAC, s’offre aux regards au travers d’un cadran saphir sur lequel sont appliqués les index en or rose 18K 5N. Le fond transparent livre aussi son spectacle horloger sur les rouages et sur la masse oscillante traitée en NAC avec son segment en or 22K, elle aussi ajourée, pour la première fois au sein de la collection, afin de souligner son dessin stylisé en forme de croix de Malte.


● Prix de l’Exception Mécanique : Bovet 1822, Récital 26 Brainstorm Chapter 2

Récital 26 Brainstorm® Chapter Two, Tourbillon volant double face, heure universelle avec second fuseau horaire indexable, phase de lune, 5 jours de réserve de marche.

La maison BOVET donne aux arts décoratifs, à la chronométrie, à l’ingéniosité mécanique et à l’innovation leurs plus grandes lettres de noblesse depuis 1822. L’abnégation et la passion des artisans, le respect de la tradition et le soin porté au plus infime des détails sont les garants d’une haute horlogerie d’exception inégalée.

Afin d’accroître encore ce niveau d’exception, M. Pascal Raffy, propriétaire de BOVET 1822, a choisi de limiter la quantité de garde-temps manufacturés, annuellement, à 800 unités seulement. Il redéfinit ainsi le luxe véritable en manufacturant la totalité de ses composants dans les ateliers helvètes de la maison, selon des procédés artisanaux et en y ajoutant la notion d’exclusivité à l’expérience offerte aux collectionneurs.

Incarnant parfaitement les fruits de cette décision, le Brainstorm Récital 26 Chapter two a occupé le bureau technique et les horlogers prototypistes de la maison ces quatre dernières années. Relayés par les artisans de la maison BOVET, ils ont, ensemble fait preuve d’un véritable trait de génie en parvenant à intégrer une telle densité de technicité, d’arts horlogers et d’innovation dans ce véritable joyau de haute horlogerie artisanale.

Le Brainstorm Chapter Two est le second garde-temps des collections BOVET à être habillé d’un boîtier en saphir. Il s’agit de l’emblématique boîtier écritoire au profil asymétrique imaginé par Pascal Raffy, en 2016. L’inclinaison de sa lunette permet d’explorer des mécanismes d’affichages inédits garants d’une lisibilité intuitive et accrue. Rouleaux concentriques, dômes rotatifs et aiguilles tridimensionnelles ont ainsi été utilisés dans la collection, pour exprimer le temps de façon inédite. Le design protégé du boîtier écritoire ouvre de nouveaux horizons quant à l’architecture même des mouvements, par une optimisation de la volumétrie qui accroît simultanément les fonctionnalités offertes, la chronométrie, la fiabilité et la lisibilité.

Le regard du collectionneur y découvre la complexité de la précieuse mécanique horlogère sous un angle nouveau où les arts décoratifs illuminent la troisième dimension dans une vision jusqu’alors inexplorée.

Soucieux de proposer des fonctionnalités utiles dans une cohérence absolue, il a été imaginé un mouvement qui justifie l’usage du boîtier écritoire, en saphir. Retenu pour sa transparence cristalline, le saphir est, en outre, le deuxième matériau le plus dur, connu, après le diamant et, particularité méconnue, est plus léger que le titane ! Ce choix inédit a d’emblée révélé l’un des défis majeurs qu’allaient avoir à relever les techniciens de la maison BOVET 1822. Si les boîtiers en saphir sont connus depuis près de quarante ans, leurs dessins sont restés jusqu’alors relativement simples en raison des contraintes d’usinage et de polissage dues à la dureté du matériau. Le profil asymétrique de la carrure, de la lunette et de la glace du boîtier écritoire ont confronté, ingénieurs et techniciens, à des difficultés jusqu’alors invaincues.

A terme, carrure et glace ne forment qu’un seul élément de 47,80 mm de diamètre qui respecte, scrupuleusement, le dessin originel des boîtiers de la collection. Le fond se constitue d’une lunette et des quatre cornes usinées en titane gr. 5. Bien entendu, ce fond porte une glace de saphir qui s’ouvre généreusement sur le mouvement qui a beaucoup de secrets à dévoiler. Afin d’optimiser transparence et ergonomie, les horlogers de BOVET 1822 ont décidé de fixer le mouvement au fond plutôt qu’à l’intérieur de la carrure, comme cela est usuellement le cas.

Le calibre entièrement développé pour ce Brainstorm Chapter Two est, intégralement, manufacturé dans les ateliers de BOVET 1822 et est le fruit d’une conception nouvelle.

Une maîtrise absolue de l’énergie permet de garantir une autonomie supérieure à cinq jours de réserve de marche.

Ce dernier entretient les oscillations de l’organe régulateur à une fréquence qui a été augmentée à 21'600 A/h pour une chronométrie d’exception agrémentée du tourbillon volant double face breveté.

Les informations dispensées par ce calibre inédit s’affichent avec cohérence dans le volume du boîtier. Un cadran-dôme proposé, à choix, en quartz translucide bleu ou vert ou en verre aventuriné bleu, affiche les heures et les minutes de l’heure locale, dans la partie supérieure du boîtier. Les secondes se lisent par un index fixé sur le tourbillon, lui-même, placé à 6H qui effectue une révolution complète, en 60 secondes. Enfin, deux dômes rotatifs placés, respectivement, à 3H et 9H complètent harmonieusement la quadrature.

Celui, situé à 3H, affiche un second fuseau horaire, selon une construction, spécifiquement, développée pour ce garde-temps et faisant l’objet d’un brevet. Le nom de 24 villes représentant les 24 fuseaux horaires est imprimé sur la partie rotative du dôme qui effectue un tour complet, en parcourant la graduation de 24 heures de la bague de base. Une aiguille, tridimensionnelle en V, permet au collectionneur de sélectionner le fuseau horaire qu’il souhaite afficher. Cette combinaison astucieuse et innovante, conjuguée au dôme, permet d’obtenir une lisibilité optimale, malgré le diamètre réduit de l’ensemble de cet affichage.

Cet affichage inédit offre, en plus de la lecture d’un second fuseau horaire, la fonction d’heure universelle qui permet de connaitre simultanément l’heure de chacun des vingt-quatre fuseaux horaires. Une indication intuitive qui n’a jamais trouvé pareille justification qu’à l’heure de l’ultra-connectivité.

En parfaite symétrie l’indicateur de phase de lune est positionné à 9H et s’affiche également par un dôme rotatif. La surface du sol lunaire y est gravée à la main avant que de la matière luminescente n’y soit appliquée, également, à la main. Les deux fenêtres circulaires qui surplombent le dôme permettent d’y lire l’âge de la lune selon l’orientation spécifique de son croissant, si l’on se situe dans l’hémisphère nord ou l’hémisphère sud de la terre. Le mécanisme de précision qui entraine ce dôme lui confère une exactitude qui nécessite une correction de un jour tous les 127 ans !

Les dômes du second fuseau horaire et de la phase lune pivotent par le mécanisme, breveté, du système à guidance radiale. Trois galets, en rubis réglables par une vis micrométrique, sont disposés sur la circonférence de chaque dôme.

Ils en assurent le centrage et la rotation, en minimisant les frictions et en libérant le volume intérieur des globes. Ils accroissent, ainsi, singulièrement, la chronométrie et la réserve de marche du garde-temps.

Les cinq jours de l’autonomie phénoménale de cette combinaison de grandes complications s’affichent par un indicateur, subtilement, positionné sur la bande de carrure entre les deux attaches du bracelet. Une position qui donne tout son sens à l’usage du boîtier saphir. L’index de l’indicateur y parcourt, linéairement, la graduation gravée directement sur la tranche du mouvement !

Qu’il s’agisse de design ou de technicité, le caractère, résolument, innovant et moderne du Brainstorm Chapter Two se prête, parfaitement, à une horlogerie artisanale respectant les traditions qui fait le succès de la maison Bovet, depuis 1822. La décoration, les finitions, la gravure, à la main, trouvent ici un support d’expression sublimé par l’aspect tridimensionnel du mouvement et de son boîtier. Qu’elles soient planes, inclinées, convexes ou verticales toutes les surfaces qui le permettent techniquement sont gravées, à la main, de l’emblématique motif « bris de verre ». Piliers polis, gemmes translucides et aciers délicatement satinés y contrastent avec une élégance éblouissante. A l’arrière du garde-temps les ponts sont ajourés et gravés avec une délicatesse qui impose le respect.

Un tel niveau d’excellence ne peut être réalisé en nombre. Ainsi seuls 60 mouvements seront manufacturés au total pour ce Brainstorm Chapter Two. Ils seront répartis dans le boîtier saphir de 47,80 mm de diamètre, limité à 30 exemplaires, proposés, à choix, avec un cadran en quartz bleu, en quartz vert ou en verre aventuriné bleu, par éditions limitées respectives de 10 garde-temps. Comme à l’accoutumée, les collectionneurs qui le souhaitent pourront personnaliser leur garde-temps et acquérir ainsi une pièce unique. Quoi qu’il en soit aucune référence issue des 60 mouvements ne sera manufacturée à plus de 10 exemplaires.


● Prix de la Montre Chronographe: H. Moser & Cie, Streamliner Flyback Chronograph Automatic

Le modèle Streamliner Flyback Chronograph Automatic est une montre de forme, avec un boîtier coussin en acier d’un diamètre de 42,3 mm. Avec son étanchéité de 12 ATM dynamique, le Streamliner Flyback Chrongraph Automatic permet d’activer la fonction chronographe sous l’eau. Sa couronne décentrée, ornée d’un « M », vient équilibrer les deux poussoirs du chronographe situés à 10 heures et à 14 heures. Conçu comme une véritable sculpture, ce boîtier possède des proportions harmonieuses et un bel aérodynamisme. Il est surmonté d’un verre saphir subtilement bombé, type Glassbox, auquel répond le fond de boîte transparent. Prolongeant ces courbes, un bracelet intégré en acier, suavement incurvé, suit la ligne du poignet, dont il épouse les formes, même celle des plus petits poignets, grâce à son design à maillons uniques. De conception extrêmement complexe, ce bracelet possède des lignes très fluides, sur des formes organiques. Les maillons, tous articulés, sont ornés d’une légère vague associant un brossé vertical à des surfaces polies. La lunette offre un fini brossé soleil ; il y a une alternance de surfaces polies et brossées sur la boîte, qui présente des formes évidées et satinées sur les flancs, rappels des traditionnelles formes gauches typiques des boîtiers Moser. Pour l’occasion, H. Moser & Cie. a revisité son cadran fumé, élément signature de la marque. D’un gris anthracite inédit, le cadran est non seulement fumé mais également griffé verticalement. En périphérie, de couleur blanche et rouge, la minuterie extérieure mesure les secondes alors que la minuterie intérieure décompte les minutes. À midi, le chiffre 60 domine, évoquant les stop watches des années 60-70, quand lisibilité et fonctionnalité primaient.

Côté mouvement, le Streamliner est le premier chronographe automatique à affichage central doté de la fonction flyback sur la minute et la seconde. Il est équipé d’un des meilleurs calibres à chronographe conçus à ce jour selon de nombreux experts horlogers. Ce nouveau calibre a été développé par AGENHOR avec l’appui des équipes de H. Moser & Cie. avec une philosophie très similaire à celle du fameux quantième perpétuel de H. Moser & Cie. qui a contribué à asseoir la renommée de la manufacture : il est de conception extrêmement complexe mais au profit de la simplicité, de la lisibilité, du minimalisme, tout en privilégiant le côté pratique et l’ergonomie à travers un affichage au centre. En effet, c’est l’ensemble des techniques de base du chronographe, en vigueur depuis 200 ans, qu’AGENHOR réécrit, mettant en avant la fonction de chronographe. Et précisément dans le but de permettre d’admirer la mécanique horlogère ainsi que le fonctionnement du chronographe et de sa roue à colonne, la masse oscillante a été placée entre le mouvement et le cadran. Utilisant le principe rétrograde de manière à ce que l’aiguille des minutes mesurées saute instantanément grâce à l’énergie accumulée et libérée par une came limaçon, le calibre HMC 902 offre une précision de lecture améliorée. Doté de deux aiguilles chrono, pour les minutes et les secondes, et de deux aiguilles pour les heures et les minutes pour l’affichage du temps, le Streamliner Flyback Chronograph Automatic mise tout sur la sobriété.

Qui dit « chronographe », dit « précision » : cette finesse se retrouve dans le choix des aiguilles pour le temps mesuré, qui sont munies d’une base plus épaisse et d’une pointe fine, comme sur les compteurs de voiture ou les instruments de mesure. Privilégiant constamment la lisibilité, H. Moser & Cie. a opté pour le rouge pour l’aiguille des secondes, alors que l’aiguille des minutes est rhodiée. Pour indiquer les heures et les minutes, H. Moser & Cie. a choisi des aiguilles tridimensionnelles courbées, en deux parties, dotées de blocs de Globolight®, un matériau novateur à base de céramique et contenant du Superluminova® qui n’avait jusqu’ici encore jamais été utilisé sur des aiguilles.


● Prix de la Montre de Plongée : Breitling, Superocean Automatic 48 Boutique Edition

Grande, imposante et massive, la Superocean Automatic 48 a été conçue spécialement pour satisfaire les exigences poussées des plongeurs. Un verrou spécial sécurisant la lunette céramique et un boîtier spécial en titane et en fer doux vous permettent d’explorer les océans en toute sécurité. Cette Superocean Automatic 48 présente un impressionnant boîtier surdimensionné en titane avec revêtement DLC de 48 millimètres de diamètre, une lunette céramique noire et un cadran vert qui attire immédiatement l’attention. Elle a encore bien plus à offrir : son boîtier interne en fer doux assure une protection contre les effets des champs magnétiques, tandis que sa lunette tournante peut être bloquée par un verrou situé du côté gauche du boîtier. Cette montre est fournie avec un bracelet en caoutchouc vert assorti et une boucle ardillon en acier inoxydable à revêtement DLC. Etanche jusqu’à 30 bars (300 mètres), elle relève tous les défis, que vous plongiez avec, nagiez avec ou surfiez avec.


● Prix de la Montre Joaillerie : Van Cleef & Arpels, Montre Frivole Secrète

Comme autant de fleurs virevoltant dans la brise, les créations Frivole® de Van Cleef & Arpels se distinguent par leur esthétique graphique et aérienne. L’or poli miroir confère aux pétales en forme de cœur un éclat unique.

Inspirées de l’esthétique des bijoux « toi et moi », cette montre bracelet réunit face à face, sur un jonc ouvert, deux motifs fleuris de tailles différentes. En pivotant délicatement, le plus grand des motifs révèle un élégant cadran pavé de diamants.

Montre Frivole Secrète, or jaune, diamants, mouvement quartz.


● Prix de la Montre Métiers d’Art : Van Cleef & Arpels, Lady Arpels Soleil Féerique

À travers la collection Cadrans Extraordinaires™ de Van Cleef & Arpels, le savoir-faire des artisans d’art complète celui des horlogers. Différentes techniques s’unissent, révélant la poésie de chaque montre.

À travers l’Astronomie Poétique®, Van Cleef & Arpels rend hommage au spectacle éblouissant des astres et du ciel. Ces montres associent merveilles de l'univers et mesure du temps.

Au sein d’une boîte de 41 mm, cette scène en relief prend vie à travers de saisissants jeux de perspective et grâce aux métiers d’art qui se conjuguent sur une succession de plans. Dansant à travers les rayons du soleil, une fée célèbre le Temps Poétique® de Van Cleef & Arpels à travers une vision saisissante de l’univers. Cette pièce exclusive est accompagnée d’un cabinet en sycomore, dont le décor fait écho à la montre.

Collection Cadrans Extraordinaires, montre Lady Arpels Soleil Féerique. Boîte 41 mm, or blanc, diamants ronds ; lunette or blanc, diamants ronds ; premier plan fée or jaune, diamants taille rose et ronds, rayons soleil or blanc, diamants ronds, émail plique-à-jour, second plan centre soleil or jaune, dégradé de saphirs jaunes ronds, diamants ronds, rayons soleil or jaune, or blanc, nacre blanche soutenue de gris, arrière-plan or blanc, marqueterie de lapis-lazuli, onyx et nacre blanche soutenue de gris, planètes billes d’émail; couronne or blanc, diamant rond ; bracelet interchangeable ; boucle ardillon interchangeable or blanc, diamants ronds ; diamants DEF, IF à VVS ; mouvement mécanique à remontage manuel (430P), réserve de marche 40h ; édition numérotée et limitée de 3 pièces ; cabinet dimensions 150 mm x 200 mm x 120 mm, bois de sycomore.


● Prix de la Petite Aiguille : Breitling, Superocean Heritage '57 Limited Edition II

La montre Breitling Limited Edition soutient les professionnels de la santé dans la lutte contre la COVID-19. Un nouvel arc-en-ciel pour rendre hommage à nos héros de première ligne…

En avril dernier, Breitling a lancé une montre qui a fait sensation, la Superocean Heritage ‘57 Limited Edition, lors du tout premier Breitling Summit Webcast. En raison de la pandémie et du confinement, ce Webcast a été retransmis dans le monde entier. Le public l’ayant suivi a interprété les éléments de design d’inspiration arc-en-ciel de la montre comme étant des symboles d’espoir et d’optimisme. Les commentaires, très positifs, ont amené Breitling à lancer une seconde édition – dotée cette fois d’un cadran bleu – limitée à 1 000 exemplaires. Une partie des ventes de la montre est reversée à des organisations caritatives qui prêtent leur appui aux professionnels de santé de première ligne dans certains des pays les plus touchés. En outre, Breitling fait également un don supplémentaire de CHF 1000.00 à ces organisations caritatives pour chacune des 100 premières montres Superocean Heritage ‘57 Limited Edition II vendues via le site de Breitling. Au total, Breitling fera un don de CHF 500 000.– qui sera divisé à parts égales à six organisations caritatives. De plus, Breitling encourage ses partenaires commerciaux à contribuer à cette initiative.

La Superocean Heritage ‘57 Limited Edition II offre une vraie palette de couleurs. Son aspect d’inspiration arc-en-ciel est un rappel évident à ce qui est devenu le symbole du soutien aux travailleurs de la santé œuvrant en première ligne à travers le monde entier.

Ce modèle possède un boîtier en acier inoxydable de 42 millimètres et une lunette tournante bidirectionnelle surmontée d’un anneau en céramique bleu ultradur et un cadran bleu. Parmi ses caractéristiques les plus marquantes, on note les taches de couleur sur le cadran, situées à 12, 3, 6 et 9 heures. Les index et les aiguilles des heures et des minutes sont rehaussés par un revêtement luminescent Super-LumiNova® sur une graduation arc-en-ciel de jaune, vert, bleu, indigo, violet, rouge et orange.

La Superocean Heritage ‘57 Limited Edition II est proposée avec un bracelet en cuir brun doré d’inspiration vintage fermé par une boucle ardillon ou déployante soit avec un bracelet Ocean Classic intégré en acier inoxydable fermé par une boucle déployante.

Et pour ceux qui veulent ajouter encore plus de couleurs, cette Limited Edition peut être assortie d’un bracelet fringant Outerknown NATO en fil ECONYL®, disponible séparément dans six combinaisons de couleurs : bleu avec des rayures et une doublure bleu foncé, bleu clair avec des rayures et une doublure bleu foncé, jaune avec des rayures et une doublure orange, gris avec des rayures et une doublure noires, rouge avec des rayures et une doublure noires et vert avec des rayures et une doublure noires.

La Superocean Heritage ‘57 Limited Edition II et limitée à 1 000 exemplaires. L’inscription « ONE OF 1000 » est gravée sur le fond du boîtier.


● Prix Challenge : Tudor, Black Bay Fifty-Eight

Le modèle Black Bay Fifty-Eight « Navy Blue » est ainsi nommé en référence à sa couleur bien sûr, mais aussi à l’année 1958 au cours de laquelle la première montre de plongée TUDOR étanche à 200 mètres, la référence 7924 ou « Big Crown », est présentée. Entre autres clins d’œil esthétiques à cette montre historique, ce modèle propose un boîtier de 39 mm de diamètre se rapprochant des proportions caractéristiques des années 50. Idéale pour les poignets fins, les amateurs de montres plus compactes et les inconditionnels du vintage, la Black Bay Fifty-Eight « Navy Blue » perpétue également la tradition cinquantenaire des montres sportive bleues de TUDOR.

En 1969, TUDOR lance une montre de plongée avec cadran et lunette bleus. Rapidement, les autres montres sportives de la collection de la marque se parent elles-aussi de bleu, créant dans la foulée une signature esthétique pérenne connue sous le nom de « bleu TUDOR ». Adoptée par la Marine nationale française pour ses montres de plongée TUDOR dans les années 70, cette livrée s’installe dans l’imaginaire. C’est dans la lignée de cette tradition que le modèle Black Bay Fifty-Eight « Navy Blue » s’inscrit avec son cadran et son disque de lunette bleu marine. Une couleur que l’on retrouve sur le bracelet « soft touch » proposé avec ce modèle et fabriqué à partir d’un matériel synthétique au toucher agréable, s’apparentant à une flanelle.

Le bleu marine est aussi la couleur dominante du bracelet en tissu proposé avec ce modèle. Le bracelet en tissu est l’une des signatures de TUDOR qui est, en 2010, l’une des toutes premières marques horlogères à le proposer avec ses produits. Tissé de manière artisanale sur des métiers Jacquard à navette du 19e siècle par l’entreprise Julien Faure dans la région de St-Etienne, en France, sa qualité de facture et son confort au porté sont uniques. En 2020, TUDOR et Julien Faure, entreprise familiale cent-cinquantenaire, fêtent 10 ans d’un partenariat né en amont du lancement à Baselworld 2010 du modèle Heritage Chrono, équipé du premier bracelet tissu pour montre réalisé par l’artisan. Un bel anniversaire pour une association de savoir-faire hors-normes, inscrite dans la durée.

Le Calibre Manufacture MT5402 qui équipe le modèle Black Bay Fifty-Eight « Navy Blue » affiche les fonctions heures, minutes et secondes. Il présente les finitions typiques des calibres Manufacture de TUDOR. Son rotor en tungstène monobloc est ajouré et satiné avec des détails sablés alors que ses ponts et sa platine exposent une alternance de surfaces sablées, polies et de décorations réalisées au laser.

Sa construction est pensée pour la robustesse, la longévité, la fiabilité et la précision à l’image de son balancier à inertie variable maintenu par un solide pont traversant à double point d'ancrage. Couplé à un spiral amagnétique en silicium, il permet au Calibre MT5402 d’être certifié chronomètre par le Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres (COSC) avec des performances allant au-delà des standards de cette institution indépendante. En effet, là où le COSC tolère une variation moyenne de marche journalière de -4 à +6 secondes par rapport au temps absolu sur un mouvement seul, TUDOR s’impose -2 / +4 secondes de variation sur la marche diurne de la montre entièrement assemblée.

Autre élément notable, la réserve de marche du Calibre Manufacture MT5402 est dite « weekend-proof », soit de 70 heures environ, ce qui permet au porteur de poser sa montre le vendredi soir et de la reprendre le lundi matin sans devoir la remonter et la régler.

À l’instar de l'ensemble de la ligne Black Bay, le modèle Fifty-Eight « Navy Blue » emprunte les aiguilles TUDOR à la forme angulaire caractéristique, surnommées « Snowflake » et apparues au catalogue de la marque dès 1969. Résultat de subtiles combinaisons de codes esthétiques historiques et d’horlogerie contemporaine, la ligne Black Bay est à l’opposé d’un travail de réédition à l’identique de classiques. Résolument ancrée dans le présent, elle propose un condensé de près de sept décennies de montres de plongée TUDOR. Si l’apparence est néo-vintage, les techniques de fabrication, le niveau de robustesse, de fiabilité, de durabilité, de précision ainsi que la qualité des finitions sont supérieurs aux standards de l’industrie.


● Prix de l’Innovation : Parmigiani Fleurier, Calendrier Perpétuel Hégirien

Parmigiani Fleurier est fière de présenter en première mondiale sa montre-bracelet à calendrier perpétuel hégirien : l’Hijri Perpetual Calendar. Ce garde-temps se fonde sur la technologie que Parmigiani Fleurier a développée pour une pendule de table exclusive lancée en 2011, ainsi que sur une montre de poche présentant un calendrier en arabe que la marque a restaurée. Pour la première fois dans l’histoire de Parmigiani Fleurier, la complication qu’est le calendrier perpétuel hégirien est disponible dans une montre-bracelet.

Dans le monde musulman, le calendrier se fonde sur les cycles de la lune. Le calendrier lunaire islamique ou hégirien est constitué de douze mois de 29 ou 30 jours – en fonction de la phase de la lune – et est utilisé pour identifier les fêtes musulmanes. Sur le calendrier solaire, qui est employé à l’ouest, les mois du calendrier lunaire changent ainsi annuellement d’emplacement et présentent une différence totale de -10 à -12 jours. Un mois lunaire se place par conséquent à des saisons différentes, ce qui n’est pas le cas des mois du calendrier grégorien.

L’émigration, connue en tant qu’Hégire, en 622 du prophète Mahomet de la Mecque à Médine, aujourd’hui en Arabie Saoudite, correspond au point de départ du calcul du temps islamique. Il s’agit du moment de la fondation de la première communauté musulmane.

Parmigiani Fleurier est fière de présenter aujourd’hui sa toute première montre-bracelet à calendrier perpétuel hégirien – un garde-temps d’un diamètre de 44,6 mm à boîtier de platine et cadran ardoise : l’Hijri Perpetual Calendar. Cette nouvelle montre indique les heures, les minutes, la date en chiffres arabes, le nom et la longueur des mois en calligraphie arabe, ainsi que les années abondantes et communes. Elle affiche également la phase de la lune sur un ciel d’aventurine et est au bénéfice d’une réserve de marche de plus de 48 heures. Comme toujours chez Parmigiani Fleurier, chaque composant du mouvement, même les parties cachées, est décoré par les spécialistes de la Maison. Le rotor est par ailleurs en platine. Aucun élément de cette montre n’est en or.

Chaque détail de cet impressionnant garde-temps a fait l’objet d’une grande réflexion. Il inclut ainsi des éléments inspirés de l’architecture arabe. Les ponts adoptent la forme de lunes croissante et décroissante ainsi que celle du Rub el Hizb, un symbole islamique composé de deux carrés superposés.

L’esthétique de la Hijri Perpetual Calendar s’inspire des éléments artistiques les plus sophistiqués et suit les codes intemporels souvent adoptés par les collections de Parmigiani Fleurier. La forme des cornes reste fidèle à l’ethos de la marque : un design assurant ergonomie et confort du poignet. Cette première mondiale est par ailleurs équipée d’un bracelet alligator Hermès noir à boucle ardillon.

Comme toujours chez Parmigiani Fleurier, il est possible de personnaliser ce modèle de façon à créer une pièce unique.

Le développement original de ce garde-temps remonte à 1993 et à la restauration d’une montre de poche à calendrier hégirien simple par Michel Parmigiani. Elle a conduit le maître horloger à créer une montre de table à calendrier hégirien en 2011 – une première mondiale puisqu’aucun calendrier lunaire opérant de façon continue n’avait été dessiné jusque-là. Michel Parmigiani a également travaillé sur une montre de poche de la fin du 18e ou du début du 19e siècle qui présentait un calendrier solaire traduit en arabe.

La nouvelle Hijri Perpetual Calendar de Parmigiani Fleurier incarne culture et haute horlogerie. Elle illustre magnifiquement le haut niveau d’innovation et l’expertise manufacturière pour lesquels la Maison est célèbre.


● Prix de l’Audace : H. Moser & Cie, Endeavour Cylindrical Tourbillon H. Moser X MB&F

Pour son Endeavour Cylindrical Tourbillon, H. Moser & Cie. a emprunté des caractéristiques de machines créées par MB&F, notamment le concept des mouvements tridimensionnels, élément fort de l’identité de la maison genevoise, sous un dôme de saphir. H. Moser & Cie. met ainsi à l’honneur un tourbillon volant une minute qui s’élève au-dessus du cadran principal à travers une ouverture ventriculaire, placée sur ce modèle à 12 heures. Bénéficiant du savoir-faire de Precision Engineering AG, sa société sœur, H. Moser & Cie. a doté son tourbillon d’un spiral cylindrique, celui-là même qui a été développé par Precision Engineering AG pour la LM Thunderdome de MB&F. Inventé au XVIIIème siècle, le spiral cylindrique évoque une vis sans fin ou un tire-bouchon. Il s’élève perpendiculairement autour de la tige supérieure de l’axe du balancier. Fréquent sur les chronomètres de marine à l’époque, il présente l’avantage de se développer de manière concentrique, et donc géométrique, puisqu’il travaille parfaitement dans l’axe de ses pivots, contrairement au spiral plat, dont les extrémités opposées ont tendance à exercer des efforts sur les pivots, cela malgré les courbes terminales Philips ou Breguet, développées précisément pour corriger en partie l’ouverture non concentrique du spiral. Grâce au spiral cylindrique, muni d’une courbe Breguet aux deux points d’attache, le frottement des pivots est diminué et l’isochronisme grandement amélioré. Le spiral cylindrique, de par sa forme spécifique, est beaucoup plus difficile à produire, nécessitant dix fois plus de temps qu’un spiral traditionnel.

Autre référence à l’identité de MB&F, les cadrans inclinés, que H. Moser & Cie. revisite pour son sous-cadran des heures et des minutes réalisé en saphir, incliné à 40° de manière à ce que le propriétaire de la montre soit le seul à qui elle révèle le secret du temps, et monté sur un train d’engrenages coniques qui transmettent le couple de manière optimale d’un plan à l’autre. Disponible en cinq références, le modèle Endeavour Cylindrical Tourbillon H. Moser x MB&F est proposé dans un boîtier en acier surmonté des cadrans Funky Blue, Cosmic Green, Burgundy, Off-white ou Ice Blue, tous fumés.


● Prix Révélation Horlogère : Petermann Bédat, Seconde morte

Gaël Petermann et Florian Bédat : leur amitié est une longue histoire. Elle remonte à l'école d'horlogerie où ils partageaient le même établi, ils habitèrent aussi ensemble à l'époque où ils ont perfectionné leur savoir-faire au numéro 1 de la Ferdinand-A, Lange Strasse à Glashütte. L'école universellement reconnue pour être l'une des meilleures du monde horloger traditionnel.

De retour d’Allemagne, ils choisissent la ville Suisse de Renens, dans le Canton de Vaud, pour établir leur atelier. Ce choix a été fortement influencé par la disponibilité d’un atelier à côté de celui du maître horloger, Dominique Renaud. La chance de travailler à côté de Dominique était une opportunité à ne pas manquer.

La restauration de garde-temps des noms les plus prestigieux de l'histoire de l'horlogerie est probablement l'un des meilleurs moyens de se construire une base de connaissances solide. Cependant, ce duo de jeune et ambitieux horloger en voulait plus ! Leur objectif - créer leur propre projet.

En 2017, Petermann et Bédat décident de créer leur premier mouvement. Conçu avec l'aide de Dominique Renaud, cette première étape devait être un calibre à 3 aiguilles.L'expression la plus simple du temps, mais avec une subtilité, une seconde morte. « La 1967 » était en gestation.

Réalisé à Renens, le mot « réalisé » prend une autre dimension lorsque chaque détail est exécuté avec le même désir de perfection. Ressort spiral Breguet, angle polis, polis bloqué (noir), tout est décoré à la main avec le même soin. Même les pièces que vous ne verrez jamais. Pourquoi ? Parce que la nouvelle génération d'horlogers aime son métier autant que ces aïeux.

Pour leur seconde morte, le système Gafner était comme une évidence. Il demande la plus grande dextérité pour l'ajustement tout en offrant une grande place à la créativité. L’ancre de seconde morte est le composant le plus complexe à terminer. Ajusté à la main au centième de millimètre, seul le savoir-faire exceptionnel de l’horloger fait la différence entre un mouvement qui fonctionne ou non.

18'000 alternances par heure, parce que la taille a son importance. Ils ont voulu un balancier aux dimensions généreuses, avec un diamètre de 11,5 millimètres c'est définitivement le cas ! Niché au-dessus du balancier et inspiré de l'âge d'or des montres de poche, le ressort col de cygne est sans nul doute l'instrument le plus élégant pour régler la marche.

Le système Gafner a également permis à ces deux jeunes horlogers d'utiliser et de faire revivre des techniques ancestrales telles que la finition mate ‘gris souris’ du second pont de seconde morte. Réalisée avec de la poudre du levant et mélangée à de l'huile d'olive, cette technique était traditionnellement utilisée sur les montres de poche à grande sonnerie, mais était depuis, presque oubliée.

Naturellement, chaque détail fait partie d'une stratégie globale. Afin de décoré toutes les pièces du mécanisme de mise à l’heure avec une finition polis bloqué, un système sur un seul étage a été choisi, seul moyen d'éviter les rayures au fil du temps - le diable est dans les détails!

Le design de Petermann Bédat est un subtil mélange des goûts de Gaël et Florian, un cocktail équilibré fait d'influences techniques et esthétiques du XIXème siècle pour les notes de fond, des codes de design du milieu du XXème siècle pour le corps et un zeste modernisme en guise de touche finale. Le résultat est un nouveau regard sur la haute horlogerie.

Encadré par un boîtier de 39 mm inspiré par les années 60 une décennie culte l'industrie, le cadran représente la nouvelle identité visuelle de la marque.

Ce nouveau cadran semi-ouvert a été créé pour mettre en valeur le savoir-faire de ce duo.

Les découpes de la plaque centrale sont conçues pour encadrer les rubis de belle taille, car ils sont l'un des éléments essentiels du mouvement. Les rubis donnent également une perception de ce qui se passe en coulisses. Les découpes sur la plaque centrale et les découpes sur la bague extérieure sont comme les pièces d'un puzzle sur le point d'être assemblés.

La star de la 1967 est définitivement la seconde, nous ne devrions plus parler de minuterie, mais de « seconderie ». Le graphisme de ce chemin de fer joue avec la même idée de lignes de interrompue, ces pauses soulignent et renforcent visuellement l'idée de saut d'une seconde à l'autre dans une course de haies sans fin.

Les aiguilles sont les principaux acteurs d'un garde-temps. Par leur design unique, elles contribuent à cette idée fondamentale de rassembler des éléments de différentes époques pour construire une montre moderne. En quelque sorte, une aiguille dauphine combinée à une aiguille du XIXe siècle. Une combinaison d'influence unique conçue pour pouvoir appliquer des techniques ancestrales, comme l’anglage, le polis bloqué et le 'berçage'.


● Prix Spécial du Jury : Antoine Simonin, Expert et enseignant en horlogerie, éditeur, ancien directeur de la Fondation WOSTEP



A propos du GPHG : Créé en 2001 et chapeauté depuis 2011 par une Fondation reconnue d'utilité publique, le Grand Prix d’Horlogerie de Genève (GPHG) poursuit depuis vingt ans sa mission de célébration et de promotion internationale de l’art horloger, grâce au soutien de ses partenaires publics et privés, notamment son nouveau partenaire principal, CI Exclusive Properties, division prestige du Groupe Comptoir Immobilier.

L’Académie internationale du Grand Prix d’Horlogerie de Genève (GPHG) – réunissant plus de 350 acteurs des différents secteurs de la profession horlogère dans le monde – a vu le jour en ce début d’année 2020.


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